<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811</id><updated>2011-09-26T17:39:22.752+02:00</updated><category term='vente en ligne'/><category term='loi lang'/><category term='diffusion'/><category term='livres'/><category term='drm'/><category term='numérisation'/><category term='numerique'/><category term='disque'/><category term='distribution'/><title type='text'>Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>14</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-5544353003470285710</id><published>2011-04-05T16:09:00.008+02:00</published><updated>2011-04-05T16:33:56.089+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Depuis quelque temps l'attention, en matière de livres numériques, s'est focalisée sur la question du prix unique. Les éditeurs sont, à juste titre, soucieux de conserver la maîtrise du prix de vente de leurs livres; la Fnac par la voix de son président a exprimé sa légitime inquiétude qu'une concurrence par les prix de trois grandes plateformes américaines ne la contraigne à une guerre épuisante; le SLF a milité pour un prix unique pour tous.&lt;br /&gt;Le législateur a tranché. Fort bien.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;On peut donc, désormais, dire clairement que, du point de vue des libraires, la question essentielle n'est pas celle du prix de vente mais celle de l'égal accès à l'offre technique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Eric Falconnier explique ci-après clairement les conditions d'une concurrence qui va évacuer les libraires du marché du livre numérique si les fournisseurs continuent de leur proposer des conditions techniques discriminatoires d'accès aux livres. Et il propose des solutions.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les offres de livres électroniques des 3 "grands", Amazon, Apple et Google, sont des solutions complètes permettant de contrôler le piratage des œuvres sans en entraver la lecture, pour peu que l'on reste à l'intérieur de chacun de ces écosystèmes. Le consommateur doit faire le choix de la plateforme qu'il utilisera pour ses achats de livres, ou bien faire face aux difficultés associées à la gestion de plusieurs bibliothèques virtuelles incompatibles. Chacun de ces distributeurs doit donc s'assurer de l'exhaustivité de son catalogue. Si cela semble loin d'être le cas de nos jours, cette situation ne va pas durer. Les éditeurs ont intérêt à utiliser tous les canaux de vente disponibles. Ces 3 fournisseurs finiront donc par avoir accès au même large catalogue.&lt;br /&gt;Face à ces offres abouties ou sur le point de l'être, il existe une autre chaîne de distribution, en place depuis quelque temps, et la seule qui soit pour le moment accessible aux libraires : on synchronise le catalogue d'un ou plusieurs fournisseurs, puis, au passage de la commande, on demande un lien au fournisseur que l'on fournit au client pour qu'il puisse accéder à son livre. Notre rôle se limite donc à faire en sorte que le client puisse facilement retrouver ses achats de livres électroniques et télécharger un nouveau lien si possible. Quand les 3 plateformes qui se mettent en place permettent la récupération d'une bibliothèque virtuelle sur une large gamme d'appareils et la lecture, nous proposons du SAV. D'un côté lecture immédiate, de l'autre puzzle informatique et relation conflictuelle avec un vendeur qui essaie de comprendre dans quel état se trouve l'ordinateur de son client. D'un côté un processus totalement automatisé, de l'autre un poste de coût incroyablement élevé rognant sur des marges ayant été réduites pour de mauvaises raisons. La cause principale de cette expérience désastreuse pour nos clients est le verrouillage des livres vendus par les DRM Adobe rendant quasiment impossible au néophyte la lecture de livres électroniques.&lt;br /&gt;Il est impératif d'améliorer cette situation pour ne pas perdre totalement la confiance des clients. La solution de facilité, permettant de libérer tout un écosystème de revendeurs et de fournisseurs de bibliothèques virtuelles et de faciliter grandement la lecture de livres électroniques serait l'abandon des DRM. Cela semble malheureusement illusoire à moyen terme. Il existe aussi une solution que l'on pourrait qualifier d'"industrielle" par son échelle et qui passerait par la création d'un autre nuage plus ouvert aux libraires. Cette solution nécessite la coordination d'importantes ressources et paraît donc elle aussi difficile à mettre en œuvre. Reste l'amélioration des mécanismes existants.&lt;br /&gt;Le hub de Dilicom permet déjà une harmonisation des interfaces à développer et entraîne donc un gain de temps non négligeable pour la mise en place d'une offre de livres électroniques sur un site de libraire. C'est l'offre en elle-même qui pose problème. Il est souvent nécessaire par exemple que le client choisisse au moment de l'achat le format dans lequel il souhaite pouvoir télécharger son livre. Cela n'a pas de sens. Il se peut que 3 mois après son achat, il achète un autre type de dispositif de lecture nécessitant un autre format. D'autre part, l'utilisation des DRM d'Adobe bloque la lecture sur quasiment tous les dispositifs mobiles, ceux-là même qui génèrent une nouvelle demande de contenu que seuls Amazon et Apple peuvent offrir pour le moment en ce qui concerne les livres. Pourquoi devons-nous nous priver de cette opportunité de croissance ? Puisque les éditeurs veulent garder le contrôle sur les fichiers qu'ils permettent de télécharger, il faut que chaque livre vendu avec DRM soit aussi accessible en streaming. Les clients pourraient ainsi lire sans aucun problème leurs livres sur tout appareil connecté à Internet. Les libraires ne peuvent pas développer cette fonctionnalité puisqu'ils n'ont pas accès au texte des livres. C'est quelque chose que les fournisseurs doivent proposer, et certains montrent déjà l'exemple. Il ne faut pas non plus oublier les tablettes à encre électronique non connectées à Internet et qui nécessitent donc de télécharger un fichier. Le streaming seul ne suffit pas dans ce cas, et il faut toujours proposer le téléchargement de fichiers que la majorité des éditeurs décideront sans surprise de protéger avec des DRM.&lt;br /&gt;Mais la lecture n'est pas le seul point à améliorer. Il faut aussi redonner un peu le sentiment de "propriété" au client, et lui rendre les libertés d'usages qui lui ont été retirées de manière opportuniste au moment de la bascule au numérique. Il faut développer un protocole ouvert permettant à un client de consolider ses achats de livres électroniques là où il le souhaite. Cela lui permettrait par exemple d'avoir une application sur son téléphone lui donnant accès à une liste de tous ses achats chez les libraires implémentant le protocole d'échange. Depuis cette liste, il pourrait commencer à lire les livres sans DRM ou avec accès en streaming. C’est le concept de  bibliothèque virtuelle que l’on retrouve avec l’iBookstore ou le Kindle, mais avec plusieurs vendeurs. L’offre commercialisable par les libraires deviendrait ainsi compétitive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, 2 axes de travail :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté des fournisseurs, travailler à l'accessibilité des livres :&lt;br /&gt;- Chaque livre doit être disponible en téléchargement et, s'il doit être protégé par des DRM, alors il doit être aussi disponible en streaming. (Un plus serait la standardisation du protocole de streaming pour permettre le développement de lecteurs autres que ceux des fournisseurs et la bonne intégration aux applications de bibliothèques virtuelles).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté des libraires, travailler à l'ouverture vers des applications de bibliothèques virtuelles :&lt;br /&gt;- Les libraires implémentent un protocole permettant l'export des achats et les fonctionnalités connexes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les rôles sont bien définis. Les libraires gardent la relation clients sans exclusivité forcée et les fournisseurs assurent la bonne distribution des livres.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-5544353003470285710?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/5544353003470285710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2011/04/depuis-quelque-temps-lattention-en.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/5544353003470285710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/5544353003470285710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2011/04/depuis-quelque-temps-lattention-en.html' title=''/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-2729964340416665951</id><published>2010-12-28T10:02:00.006+01:00</published><updated>2010-12-28T15:55:32.339+01:00</updated><title type='text'>Le grand livre, le libraire et le crétin</title><content type='html'>D’un livre on peut dire qu’il est grand quand il change son lecteur ou l’état de la&lt;br /&gt;société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens assurément « Mediator 150 mg Combien de morts ? » est un grand livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après lui, sans aucun doute, le système de pharmacovigilance en France ne sera plus&lt;br /&gt;le même. Ce livre aura épargné des vies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on s’attendre qu’un libraire mette en vente un grand livre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le crois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ouvrage a bénéficié du soutien des meilleures librairies. Lisez ci-dessous les&lt;br /&gt;réponses qu’a faites une libraire de chez Kleber aux questions d’un journaliste de&lt;br /&gt;France 3 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Il y avait une demande de la part du public. Ce sont des choses qu’on ne dit pas trop.&lt;br /&gt;Qu’on essaie de censurer un livre sur la santé publique, ça reste quelque chose de très&lt;br /&gt;inquiétant comme idée. À partir du moment où un livre est censuré, et qu’on essaie&lt;br /&gt;d’empêcher sa diffusion, on pense que c’est notre devoir d’essayer de le mettre en&lt;br /&gt;vente, de le proposer en tout cas au public.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et celles-ci. Savoureuses. D’un marchand de papier imprimé, dans la même ville de&lt;br /&gt;Strasbourg :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;On est ric-rac sur nos budgets, on ne va pas prendre le bouquin d’un petit éditeur&lt;br /&gt;sur lequel on n’a aucune possibilité de retour ni quoi que ce soit sans se dire, bon ça va intéresser au moins quelqu’un. Je veux dire que quand vous êtes libraire, vous voyez une tonne de bouquins qui sortent sans arrêt et la moitié ne trouve aucun preneur.&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crétin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-2729964340416665951?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/2729964340416665951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/12/le-grand-livre-le-libraire-et-le-cretin.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/2729964340416665951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/2729964340416665951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/12/le-grand-livre-le-libraire-et-le-cretin.html' title='Le grand livre, le libraire et le crétin'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-7527122924536747279</id><published>2010-11-12T17:20:00.007+01:00</published><updated>2010-11-22T15:46:12.896+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drm'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='numerique'/><title type='text'>Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages</title><content type='html'>La librairie dialogues a été en France l’une des premières à ouvrir sur son site &lt;a href="http://www.librairiedialogues.fr"&gt;librairiedialogues.fr&lt;/a&gt; un rayon de vente de e-books. Un rayon et non pas l’hébergement du “corner” d’un fournisseur. Un rayon spécifique avec des e-books intégrés à la fiche article des livres de telle sorte que l’internaute puisse choisir en un clic d’acheter le livre soit dans sa version papier brochée ou poche soit au format numérique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il est dans l’ordre des choses que les accouchements soient douloureux. Et que les premiers pas soient hésitants. Et donc nous avons accepté les à-peu-près de nos fournisseurs, les informations insuffisantes, ou erronées, voire celles qui dans la même fiche article se contredisaient. Nous avons, dès le premier jour, dit notre hostilité aux DRM. Nous avons, dès les premiers couacs, fait remonter à nos fournisseurs les plaintes des clients mécontents de l’usage limité et frustrant qu’ils pouvaient avoir des livres numériques qu’ils avaient achetés. Ainsi ce mail d’un client canadien : “ Pour ma part c’est la dernière fois que j’utilise ce mode d’achat de manuel que je déteste au plus haut point. C’est inconcevable de penser lire un livre technique de cette façon surtout lorsque le graphique est 2 pages avant. $52 cdn pour rien apprendre sauf de ne plus jamais utiliser e-book et ne plus faire confiance à cet auteur qui pense que tout le monde est malhonnête. Est-il pensable d’avoir (…) une permission avec un code pour pouvoir l’imprimer”. Il dit exactement ce qu’il y a à dire des e-books vendus avec DRM.   Aujourd’hui, c’est fini. Aller plus loin serait nous rendre complices d’une arnaque au lecteur. Nous arrêtons de vendre des e-books avec DRM. Pour trois raisons :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.     La première raison, fondamentale, celle qui à elle seule m’a fait prendre cette décision est une raison d’ordre éthique. Quand on fait du commerce, acte équitable s’il en est, il ne faut pas prendre son client pour un voleur. Vendre un e-book avec DRM pour que le client acheteur ne puisse pas copier-coller son livre, pour qu’il ne puisse pas en imprimer à loisir tout ou partie, pour qu’il ne puisse pas le prêter, c’est se méfier a priori de ce client. C’est le menotter ou penser a priori que ce client est malhonnête. Prendre un client pour un voleur, ça m’est insupportable. Donc ça suffit. Jouez ce jeu-là messieurs les fournisseurs, mes amis, si ça vous chante. Mais sans ma complicité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.      Accessoirement, les DRM sont une imbécilité technique. Structurellement, fondamentalement, les DRM, ça ne marche pas. Ca n’a jamais marché. Ca ne pourra jamais marcher. Pourquoi ? Parce qu’une DRM c’est une clé cachée soit dans le logiciel nécessaire pour la lecture, soit sur un serveur. Dans le premier cas (celui des DRM d'adobe), un jour ou l'autre la clef sera trouvée (déjà le cas pour adobe), dans le second, le client est soumis au bon vouloir du fournisseur qui peut décider d'un jour à l'autre de couper le serveur, bloquant ainsi  la copie d'un appareil à l'autre (cf. &lt;a href="http://www.pcinpact.com/actu/news/45102-Yahoo-Music-DRM.htm"&gt;Yahoo Music 2008&lt;/a&gt;). Mettre des DRM dans des livres, c’est inciter ceux qui aiment se casser la tête sur des problèmes informatiques à chercher et à trouver un moyen de les supprimer ou de les contourner. Et, évidemment, ils trouvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceux qui cherchent et trouvent pour la beauté du geste démontrent, ce faisant, l’inefficacité des DRM. Puis il y a ceux qui cherchent parce qu’ils ont l’intention de pirater. Ils trouvent parce que les premiers trouvent. Et donc eux aussi, les voleurs, les DRM ne les embêtent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a une catégorie d’usagers que les DRM embêtent. Ceux qui ne sont pas informaticiens. Et ceux qui ne sont pas pirates. Ceux là s’arrachent les cheveux pour installer le logiciel Adobe Digital Editions d’Adobe permettant de lire un e-book, et ils passent des 20 ou des 30 minutes au téléphone avec notre SAV pour essayer d’installer le machin contre quoi ils pestent. Avec ces gens-là les DRM ça marche ! Hourrah ! Manque de chance ça ne sert à rien. Ils n’avaient pas l’intention de voler. Ni celle de pirater. Ni de disséminer. Mais peut-être de prêter leur e-book comme ils prêtent aujourd’hui leur livre Gutenberg. Car les livres Gutenberg, ces bons vieux livres papier, on les prête à loisir. On peut en photocopier des pages, ou un extrait : pour travailler. Pour illustrer un exposé. Pour inciter à lire. Sans que les auteurs s’en trouvent lésés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3.     Et puis il y a une troisième raison pour laquelle nous arrêtons de jouer à ce jeu des DRM qui ont conduit les major-companies du disque, et avec elles les disquaires, au plus bel harakiri industriel de ces dernières années. Cette troisième raison est en forme de question : à quoi, à qui ça sert les DRM si ça emmerde les honnêtes gens et que ça ne gêne pas les voleurs ? Et si tout ça n’était pas une vaste arnaque des Adobe et autres gros revendeurs en « circuit fermé » (Apple – iPad / Amazon – Kindle) pour empêcher les petits poissons (les libraires trop petits) d’approcher du marché. Car enfin sans DRM (il n’y a plus de DRM sur les fichiers musicaux aujourd’hui) aucun libraire n’a de souci pour vendre des e-books aux clients qui souhaitent en acheter. Des e-books sans DRM, alors lisibles sur n’importe quelle tablette (avec DRM les clients de la fnac vont devoir se souvenir que c'est à la fnac qu'ils ont acheté leur livre. Et s'ils l'ont acheté chez Amazon ils vont devoir se souvenir que c'est chez Amazon, et si c'est chez Apple...Pas simple le progrès technique ! Nous allons continuer à vendre des e-books, bien sûr. Sans DRM, ou filigranés.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour finir, cette remarque : il paraît que les DRM ça sert à protéger les auteurs, en grand danger d’être pillés, privés de leurs légitimes droits d’auteur. Privés de leur moyen de subsistance. Hum ? est-ce qu’ils se sentent pillés les auteurs quand des lecteurs prêtent leur livre à leur entourage? les incitant à lire cet ouvrage qu’ils ont aimé, multipliant le bouche à oreilles, lequel est la meilleure des publicités. Celle qui fait vendre. Oserai-je être iconoclaste ? Si risque il y a, ce que je ne crois pas – le piratage des disques est plutôt moindre maintenant que l’offre légale est techniquement et économiquement acceptable – est-ce qu’un auteur ne serait pas aussi bien rémunéré avec des droits portés à 20% sur le numérique qu’avec des droits à 5% pour l’édition en poche, même avec un peu de dissémination illégale ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-7527122924536747279?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/7527122924536747279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/11/faut-pas-prendre-les-enfants-du-bon.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7527122924536747279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7527122924536747279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/11/faut-pas-prendre-les-enfants-du-bon.html' title='Faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-5037471808831186883</id><published>2010-06-22T15:35:00.002+02:00</published><updated>2010-06-22T15:44:03.622+02:00</updated><title type='text'>Dans les nuages</title><content type='html'>Dans les années 1970 les hypermarchés ont pris place sur le marché du livre, disputant aux libraires leur part du gâteau. Cette part, réelle, est restée limitée. Dans l’univers numérique (aujourd’hui une petite part du marché du livre) la part des géants américains sera la plus grosse (combien Hachette a-t-il vendu du “Tous ruinés dans dix ans ?” de Jacques Attali sur I-Pad, et combien de e-books avec DRM sur l’ensemble des sites de libraires ?). A vrai dire la vente des livres numériques telle qu’elle s’organise se fait essentiellement sans les libraires, dont la portion sera congrue. Connaissez-vous un disquaire qui concurrence I-tunes dans la vente de fichiers numériques de musique ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Gallimard, chacun s’en félicite, a déclaré au Point.fr “Il n’est pas question d’avoir qu’un seul fournisseur de contenus. C’est comme s’il n’y avait qu’une seule librairie en France”. Livres Hebdo, de son côté, rapporte que “Eden Reader permettra d’accéder aux livres numériques (…) à partir de la tablette numérique d’Apple.” Et l’hebdomadaire d’ajouter qu’il s’agit là de “l’option qui avait été choisie par Hachette Livre, Albin Michel et Eyrolles dès le lancement de l’I-Pad”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précisément : Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apple vend directement les ouvrages de chez Hachette, Albin Michel et Eyrolles. Apple est, de ce fait, un concurrent des libraires qui, pour les livres de ces éditeurs, sont  exclus de toute possibilité de commercialisation sur I-Pad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eden Reader permet une lecture sur I-Pad, et une vente de fichiers sur différents sites, dont ceux des libraires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour autant la solution d’Antoine Gallimard, qui n’exclut pas les libraires, est-elle satisfaisante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ? Outre des raisons secondaires (Eden+I-Pad, c’est la limite d’un seul appareil de lecture et d’un seul catalogue) il y a cette raison essentielle : la solution Eden tend à récupérer pour le fournisseur une partie essentielle de la relation client (le compte et l’interface de synchronisation dans le nuage). Quel libraire pourrait se réjouir d’une solution dans laquelle la relation client serait maîtrisée par son fournisseur ? C’est mieux que l’inexistence à laquelle nous voue la solution Hachette, Albin, Eyrolles. Mais ce n’est pas satisfaisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste l’option suivante : les libraires s’entendent. Ils s’entendent tous, entre eux, collaborent (tous : quels que soient leur taille, leurs réseaux, leurs groupements ou chaînes) et développent une solution ouverte, accessible à chacun, permettant à chaque client un accès à tout le catalogue, synchrone sur tous les dispositifs de lecture, ouverte aux ouvrages non vendus par la plateforme pour consolidation de la bibliothèque du client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le portail de la Librairie et des éditeurs initié par le slf, porté et développé par la société PL2I -dont l’ouverture est prévue en octobre- n’a pour encore pas d’expérience de l’internet. Il n’a pas non plus les compétences internes en matière de numérique propres à  lui permettre de se saisir d’un pareil dossier. (Si ç’avait été le cas cette question du “nuage” aurait été partie intégrante du projet initial !)&lt;br /&gt;Nous sommes prêts à avancer en collaboration avec les libraires et les éditeurs sur ce sujet, à participer au développement de la solution qui garantirait une présence commerciale du réseau actuel (libraires, chaînes, plateformes…) sur I-Pad. Avec chacun. Sans exclusive. Sans aucune exclusive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A défaut qu’une entente des revendeurs libraires puisse être envisagée la moins mauvaise des solutions me paraît être de coopérer avec Google.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-5037471808831186883?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/5037471808831186883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/06/dans-les-nuages.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/5037471808831186883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/5037471808831186883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/06/dans-les-nuages.html' title='Dans les nuages'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-384084652876825969</id><published>2010-01-21T19:21:00.010+01:00</published><updated>2010-01-21T21:31:00.500+01:00</updated><title type='text'>De l’autre côté du miroir</title><content type='html'>Depuis des années nous quémandons auprès des éditeurs la fourniture de leurs métadonnées pour approvisionner le site internet &lt;a href="http://www.librairiedialogues.fr"&gt;librairiedialogues.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A dire vrai, en vain, le plus souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la notable exception d’Editis, des P.U.F et des éditeurs équipés par &lt;a href="http://www.giantchair.com"&gt;giantchair.com&lt;/a&gt;, auxquels il faut ajouter Thierry Magnier, et très imparfaitement l’école des loisirs, aucun éditeur de la place ne se soucie de prendre au sérieux nos demandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les éditeurs de livres, en 1981, voulaient préserver un réseau de libraires et autres revendeurs, riche, dense et varié, les majors du disque faisaient le pari contraire qu’il serait plus profitable de supprimer le réseau de disquaires. Décision funeste.  Pour les disquaires. Pour les majors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, n’ayant, pour beaucoup, toujours pas pris la mesure des bouleversements que la révolution numérique entrainera dans l’édition et la librairie, les éditeurs sont en train, par mégarde ou par inertie, de sacrifier leur réseau de libraires revendeurs sur l’internet. Hélas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’heure où, de façon très marginale et modeste, nous passons de l’autre côté du miroir, nous faisant éditeurs nous mettons nos actes en accord avec nos paroles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;A disposition de tous les sites internet de libraires, sans exclusive, et y compris les grands méchants loups d’outre atlantique, à disposition de tous les blogueurs, à disposition de tous les bibliothécaires, à disposition de tous les amateurs de livres, sont disponibles, toutes &lt;b&gt;toutes les métadonnées existantes&lt;/b&gt; sur le site de la maison nouvellement créée &lt;a href="http://www.editions-dialogues.fr"&gt;edition-dialogues.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des explications claires sont accessibles sur le site, décrivant les &lt;a href="http://www.editions-dialogues.fr/referencement/"&gt;différents formats disponibles et les protocoles de récupération&lt;/a&gt;. Nous avons mis l'accent sur l'utilisation de standards (&lt;a href="http://www.editeur.org/8/ONIX/"&gt;ONIX&lt;/a&gt; principalement), afin que l'exploitation de ces données ne nécessite aucun développement spécifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bloavez mad.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-384084652876825969?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/384084652876825969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/de-lautre-cote-du-miroir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/384084652876825969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/384084652876825969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/de-lautre-cote-du-miroir.html' title='De l’autre côté du miroir'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-8663947607669598293</id><published>2010-01-13T16:07:00.001+01:00</published><updated>2010-01-13T16:09:42.005+01:00</updated><title type='text'>Bis repetita placent ?</title><content type='html'>Il n’est certainement pas d’usage chez les gens bien élevés de se citer soi-même. &lt;br /&gt;Je voudrais cependant renvoyer mes lecteurs, s’il en est, à mon billet du 23 mars 2009 intitulé « la poule aux œufs d’or ».&lt;br /&gt;Il explique les raisons de la crise du disque telle que, comme disquaire, je les ai vues naître et grandir. &lt;br /&gt;Pourquoi le métier de vendre des disques est-il passé aux mains de apple ?&lt;br /&gt;Principalement non pas, comme ont tenté  de le faire croire les petits marquis du disque, en raison du piratage mais pour les trois raisons suivantes :&lt;br /&gt;   1. Les majors ont délibérément sacrifié le réseau des disquaires, à leurs yeux trop coûteux et suranné.&lt;br /&gt;   2. Ces mêmes compagnies ont, par pusillanimité, négligé de proposer sur l’internet une offre acceptable par les amateurs de disques&lt;br /&gt;   3. Elles ont, enfin, construit une politique de prix méprisante, aberrante, inacceptable par les clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’arrive de me demander, et pas qu’en me rasant le matin, si dans les métiers de l’édition nous ne vivons pas une phase qui ressemble à la phase 1 de la crise du disque. Par mégarde, par inertie, par manque d’attention à la révolution en cours les éditeurs, depuis dix ans, interdisent, en pratique, l’accès à l’internet à leur réseau de libraires.&lt;br /&gt;Il n’est pas douteux que les éditeurs ont, à l’égard des libraires, de bien meilleures intentions que n’avaient les compagnies du disque à l’endroit des disquaires.&lt;br /&gt;Nonobstant les intentions, bonnes ou mauvaises, les positions prises dans la vente de livres « papier » sur l’internet sont des positions prises pour la vente de livres numériques. Les libraires indépendants en sont dramatiquement absents.  Le duopole amazon/fnac est en train de rafler la mise alors que les futurs entrants s’appellent google, apple…&lt;br /&gt;« delenda est Carthago » demandait Caton.&lt;br /&gt;« libérez vos métadonnées » messieurs les éditeurs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-8663947607669598293?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/8663947607669598293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/bis-repetita-placent.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/8663947607669598293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/8663947607669598293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/bis-repetita-placent.html' title='Bis repetita placent ?'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-7225808192922410394</id><published>2010-01-05T19:15:00.002+01:00</published><updated>2010-01-05T19:53:00.771+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='distribution'/><title type='text'>Dialogues Numérique</title><content type='html'>Hervé Bienvault  alias&lt;a href="http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/"&gt; Aldus Man&lt;/a&gt; nous demande ce soir le nombre de titres numériques présents au catalogue de la librairie. Arrêt sur image donc. Et bien, comme le précise, Éric Falconnier de &lt;a href="http://www.librairiedialogues.fr/"&gt;Dialogues&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.librairiedialogues.fr/"&gt; &lt;/a&gt;- en charge notamment du développement de l'architecture ouverte de la plateforme aux côtés de Frédéric Falempin, Caroline Kernen etc. , le catalogue offre 10501 titres différents. Et l'intégration se poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clin d'oeil tout particulier "spécial anniversaire" à &lt;a href="http://www.immateriel.fr/"&gt;Xavier Cazin&lt;/a&gt; et l'équipe de &lt;a href="http://www.publie.net/"&gt;publie.net&lt;/a&gt; !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-7225808192922410394?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/7225808192922410394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/dialogues-numerique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7225808192922410394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7225808192922410394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/dialogues-numerique.html' title='Dialogues Numérique'/><author><name>Hélène Clemente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06149382896303470572</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_NVu5zaBQPos/S0IiMNHvDOI/AAAAAAAAAAM/hxMd16SFWPk/S220/Photo+du+65565360-01-+%C3%A0+18.12.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-7095992221362951544</id><published>2010-01-04T18:18:00.010+01:00</published><updated>2010-01-04T19:12:06.853+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='diffusion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='distribution'/><title type='text'>Référencement de données et formats</title><content type='html'>Alors que les plateformes de distribution numérique poursuivent leur développement, les éditeurs, à travers les structures de diffusion/distribution se mettent(-ils) en capacité d'automatiser le référencement de leurs nouveautés (quel que soit le format, papier ou numérique) dans les bases de données à travers la mise à disposition (import) via service FTP propre ou l'export sur serveur client (des libraires, des BDD interprofessionnelles) de données structurées,  au mieux au format ONIX... (?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Derrière un simple EAN 13, c'est tout un écosystème d'informations indispensables à la vie du livre, qui se donne à voir sur les sites des libraires  pour le bénéfice des lecteurs. Encore faudrait-il pouvoir obtenir systématiquement le minimum (la fiche du livre), et ses compléments, nommer et donc tracer (retrouver, savoir qu'elles existent) vidéos, extraits d'ouvrages avec ou sans feuilleteur, podcasts - potentiellement proposés par les diffuseurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore faudrait-il obtenir très largement l'accès à ces données normalisées sans avoir l'impression de demander les clefs du coffre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.librairiedialogues.fr/livre/1130443-les-aubes-ecarlates-leonora-miano-plon"&gt;Le jeu en vaut pourtant&lt;/a&gt; la chandelle.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-7095992221362951544?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/7095992221362951544/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/referencement-de-donnees-et-formats.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7095992221362951544'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7095992221362951544'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2010/01/referencement-de-donnees-et-formats.html' title='Référencement de données et formats'/><author><name>Hélène Clemente</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06149382896303470572</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_NVu5zaBQPos/S0IiMNHvDOI/AAAAAAAAAAM/hxMd16SFWPk/S220/Photo+du+65565360-01-+%C3%A0+18.12.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-7850264525729218293</id><published>2009-11-16T11:15:00.002+01:00</published><updated>2009-11-16T11:16:01.039+01:00</updated><title type='text'>La vingt-cinquième heure ?</title><content type='html'>Imagine-t-on une librairie dont les livres, sur tables, en rayons, seraient présentés sous plastique, habillés d’une couverture blanche sur laquelle le titre en majuscules serait systématiquement tronqué à 30 caractères ?&lt;br /&gt;Pas commode pour les clients n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;Suicidaire pour le vendeur, libraire.&lt;br /&gt;Fort heureusement, soucieux de vendre, l’éditeur fournit aux librairies en briques des livres dont les premières de couverture sont colorées, parlantes, dont les quatrièmes présentent, savamment, le contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’agissant des librairies sur internet il en va tout autrement. Quelques éditeurs savent que des libraires tentent de répondre, sur l’internet, aux besoins de leurs clients (consulter le stock de leur librairie depuis chez eux, acheter des livres, les faire réserver aux heures où les libraires dorment) et essayent de préserver les parts de marché que vient leur contester Amazon.&lt;br /&gt;Ces quelques éditeurs ou groupes d’éditeurs (un très gros : Editis, des « petits » tels Quae, Au Diable vauvert, les Belles lettres, deux poignées d’autres…) fournissent aux libraires sur Internet, au format Onix, via des serveurs FTP, toutes les informations nécessaires (auteur, titre, images de couvertures, prix, …) à une bonne présentation et à une commercialisation efficace des ouvrages. Parfois même une possibilité de feuilleter en ligne les livres. Et, bien sûr, ce sont leurs livres que nous vendons le mieux.&lt;br /&gt;La majorité des autres éditeurs fait comme si Internet n’existait pas.&lt;br /&gt;Je ne crois pas qu’ils aient décidé que deux ou trois librairies sur Internet, Amazon, Fnac, Rue du commerce (ayant les moyens de saisir et scanner pour eux-mêmes dans leurs bureaux ou entrepôts toutes les informations pourtant disponibles chez les éditeurs) suffisent. Ils ont d’autres préoccupations. Ou ils s’en foutent.&lt;br /&gt;Chers amis éditeurs, de grâce, arrêtez de faire semblant de croire que l’internet est dépourvu d’intérêt commercial !&lt;br /&gt;L’enjeu de la bataille n’est pas seulement l’expédition par les libraires de paquets/ficelles contenant des livres Gutenberg. Il s’agit aussi de savoir si, demain, la place qu’Amazon aura prise sera tellement prépondérante que, dans la chaine du livre numérique, vous n’aurez pas un seul libraire indépendant comme interlocuteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors vice-Président du Cercle de la librairie j’avais bataillé pour la gratuité d’accès pour tous les français à la base Electre biblio (donc pour un autre mode de financement de l’indispensable et remarquable base Electre). Vainement. Quelques éditeurs ne trouvaient pas dans ce combat matière à révolutionner le mode de fonctionnement d’Electre. &lt;br /&gt;Il y a deux ans il y avait nécessité, chers amis éditeurs, que vous pesiez dans la bataille, juridique, des frais de port proposés gratuitement par Amazon aux internautes. Ce port « gratuit » qui rend improbable l’équilibre des comptes des libraires sur l’internet et interdit donc, à la plupart d’entre eux, l’accès au marché. Votre silence dans cette bataille a été assourdissant.&lt;br /&gt;Aujourd’hui, faute que l’accès à Electre ait été libéré (et aujourd’hui la priorité c’est plutôt de sauvegarder Electre), il est nécessaire que vous mettiez tout simplement à disposition des libraires qui le souhaitent, sur un serveur FTP, les fichiers de métadonnées permettant de vendre vos ouvrages.&lt;br /&gt;Est-ce si compliqué ? &lt;br /&gt;Des éditeurs comme Quae, comme le Diable Vauvert, comme Les presses de sciences-po, etc, ont adopté le logiciel de Giantchair. (&lt;a href="http://www.giantchair.com"&gt;http://www.giantchair.com&lt;/a&gt; : publicité gratuite !). C’est une solution simple. Pratique. Immédiate. Technologiquement irréprochable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Depuis dix ans déjà il y urgence à libérer les métadonnées.&lt;br /&gt;Chaque jour l’urgence ne devient que plus urgente. &lt;br /&gt;Songez à ce que sont devenues les compagnies « majors » du disque pour avoir délibérément sacrifié le réseau des disquaires, pour avoir, par pusillanimité, négligé de proposer sur l’internet une offre acceptable pour les amateurs de disques, pour avoir, par rapacité, construit une politique de prix méprisante et inacceptable par les clients.&lt;br /&gt;Vraiment, ne nous laissez pas désarmés face à Amazon. Ne laissez pas Amazon seul, ou presque, en lice. Il y va, aussi, de votre intérêt.&lt;br /&gt;Libérez vos métadonnées au profit des vendeurs de livres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-7850264525729218293?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/7850264525729218293/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/11/la-vingt-cinquieme-heure.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7850264525729218293'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7850264525729218293'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/11/la-vingt-cinquieme-heure.html' title='La vingt-cinquième heure ?'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-1403614790184898622</id><published>2009-11-05T10:22:00.002+01:00</published><updated>2009-11-12T15:50:13.535+01:00</updated><title type='text'>Contrats d'iboukes</title><content type='html'>Parlons concrètement de choses concrètes. Les contrats proposés par les e-distributeurs aux libraires pour la vente d’e-books ont le mérite de poser clairement la question du rôle que les éditeurs (ou leurs distributeurs) assignent aux libraires dans la chaine du livre à l’heure numérique.&lt;br /&gt;Si tant est qu’il n’en soit pas l’auteur Maître Pierrat en fera, pour Livres Hebdo, une lecture juridique que je ne saurais faire.&lt;br /&gt;Je me contente ici de les traduire en termes d’économie du livre. Et, disons le tout net, alors que les éditeurs/distributeurs clament haut et fort, et il n’y a aucune raison de ne pas les croire, leur soutien aux libraires auxquels ils se disent (et je les crois) très attachés, les contrats de mandat proposés pour la vente de e-books disent très exactement ceci : la librairie est morte.&lt;br /&gt;Explications :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Rémunérations&lt;br /&gt;En matière de e-books le e-distributeur prélève à l’éditeur, pour ce que j’en sais, la même somme que le distributeur traditionnel s’agissant de livres Gutenberg : environ 55%.&lt;br /&gt;S’agissant de distribuer des livres « papier » le distributeur conserve par devers lui 18 à 20% qui servent à confectionner des paquets-ficelle, émettre des factures et les recouvrer, payer le diffuseur…Il ristourne donc au libraire (qui ne roule pas sur l’or) 35 à 37% qui servent principalement à payer son travail de sélection (ou celui de ses collaborateurs), de conseil, plus généralement de service, qui servent aussi à payer le transport, la manutention, le stockage, l’encaissement.&lt;br /&gt;Je me souviens d’Olivier Pujol, le brillant polytechnicien qui dirigeait Cytale vers l’an 2000. Quand je lui expliquais qu’on ne pouvait faire tourner une librairie à moins de 30% de remise il me décortiquait la « chaine de valeur » : le coût de la carte bancaire c’est tant, le coût de la caissière c’est tant, le coût du transport c’est tant, etc. J’enlève le transport disait-il, j’enlève le loyer, j’enlève la caissière, mais je garde la carte bancaire, calculez, vous voyez bien : 22% ça vous suffit. Je me souviens lui avoir répondu par ce dicton américain des affaires : « you pay peanuts you get monkeys »&lt;br /&gt;D’autres polytechniciens, sans doute, ont remplacé Olivier Pujol. Le discours reste le même : &lt;br /&gt;« dans l’état actuel de la chaîne numérique vous réalisez de très « importantes économies par rapport à la gestion des livres physiques…la « ‘valeur’ de l’apport de clientèle sur Internet, associé à l’affiliation d’un « site (qui prend en charge la présentation des produits) est en moyenne « de 5 à 7%. S’ajoute à cela sans doute le support client, qui a donc bien « une valeur et les frais bancaires. La commission…intègre bien tous ces éléments »&lt;br /&gt;Voilà un discours qui a le mérite de la clarté.&lt;br /&gt;Dans « l’état actuel de la chaîne numérique » un libraire c’est un site internet qui prend en charge « la présentation des produits », qui supporte des frais bancaires et qui embauche un technicien de second ordre, lequel se ‘démerde’ à expliquer à l’internaute-acheteur pourquoi les DRM, tous différents les uns des autres, qui, chez tel e-distributeur, ne sont pas clairement détaillés, ne lui permettent pas, à lui internaute, d’utiliser son bouquin comme il voudrait.&lt;br /&gt;A ce stade il n’y a plus de libraire. Il y a un service après-vente. Lequel est débordé de travail parce que les foutus DRM (pour protéger des clients supposés voleurs « les droits des auteurs », paraît-il) c’est un bazar sans nom, et plus encore quand ils ne sont pas clairement affichés ; dans ce cas chaque vente d’e-book donne lieu à des explications sans fin, les clients n’y comprenant goutte, et on les comprend eux les clients, tant le site de tel e-distributeur est, pour encore, mal fagoté. &lt;br /&gt;Pour ce service après vente, pour l’encaissement et « la présentation des produits » la rémunération prévue par Numilog c’est 21%, par Eden Livres c’est, pour la première année, 25%, et par Editis c’est 25%.&lt;br /&gt;Reste pour le e-distributeur 30 à 35% de marge. Pour construire une informatique qui n’est pas plus sophistiquée que celle du e-revendeur.&lt;br /&gt;Et à un quart d’heure de SAV par client, quand le site du e-distributeur est techniquement insuffisant, le e-revendeur (on ne saurait parler de e-libraire, et encore moins de libraire) perd sa chemise. Et d’autant plus qu’une librairie (même en ligne !) c’est, aussi, une marque. Une marque c’est-à-dire un capital de confiance investi par des clients. Un capital de confiance qu’il s’agit de ne pas dilapider. Un client qu’il convient de soigner. Auquel on répond quand il pose une question. Auquel on répond bien. Du mieux qu’on peut. Et, pour ce faire, on met au bout de la ligne un libraire, et un ingénieur informaticien, et pas un technicien de second ordre, quelle que soit l’analyse, fausse, de la chaine de valeur que feront toujours tous les polytechniciens de la terre, qui n’ont aucune idée de ce qu’est un client. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Sélection&lt;br /&gt;Dans « l’état actuel de la chaîne numérique » le site internet du libraire (libraire ?) « affiche les produits ».&lt;br /&gt;Le libraire ne sélectionne rien. Ne fait pas de choix. Il affiche. Intégralement. « La totalité des items numériques ».  Et « la politique que la Librairie met en application en sa qualité de mandataire pour l’Offre Numérique » du e-distributeur « est intégralement et exclusivement celle communiquée par » le e-distributeur « en particulier en ce qui concerne : la liste des items numériques… ». Pour tel autre e-distributeur « le LIBRAIRE présentera l’intégralité de l’offre numérique du DIFFUSEUR ». Pour le troisième c’est pareil.&lt;br /&gt;Ainsi il est interdit à www.librairiedialogues.fr de proposer sur son site une offre qui serait différente de celle que pourrait proposer www.ombres-blanches.fr, de celle que pourrait proposer Auchan, Carrefour ou Amazon. Un libraire c’est un écran de 15 ou 17 pouces. Celui du client. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• Conseil&lt;br /&gt;A défaut d’avoir contractuellement le droit de sélectionner « les produits » ou « les items » le libraire a-t-il au moins celui de conseiller des livres numériques ? Que nenni. Le libraire ne peut en effet « en aucun cas conduire de sa propre initiative des opérations promotionnelles, de quelque nature que ce soit, sur les Œuvres Numériques ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes je ne méconnais pas que c’est le régime absurde de la TVA à 19,6% retenu par l’Etat pour la vente de e-books, avec les conséquences fâcheuses qui s’ensuivent en matière de prix de vente (pas de régime de prix imposé de la loi Lang) , qui a obligé les éditeurs à produire des contrats de mandat et à toutes les contorsions qu’ils induisent. Mais tout de même. Rien n’obligeait les éditeurs à sous-rémunérer les libraires vendeurs de e-books, avec les conséquences qu’une rémunération injuste, et pour tout dire indigne, entraine. La confiance est un bien précieux avec lequel il est dangereux de jouer. Et risque fort de perdre la confiance des libraires l’éditeur qui s’apparente tellement à l’oncle Picsou qu’il ne leur laisse que des miettes. Amazon réclame aux éditeurs 70% de remise pour vendre des e-books sur son kindle. Actuellement la gratification c’est 21 à 25%. De 21 à 70 l’écart est trop grand pour qu’il n’y ait pas abus de part et d’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Dans l’état actuel de la chaine numérique » les e-book c’est 0,2% de part du marché du livre. Fort heureusement le livre Gutenberg, cet objet techniquement indépassable, a de beaux jours devant lui. Mais il y a des situations où les livres numériques peuvent rendre des services aux lecteurs. Et donc il n’y a pas de raison de ne pas collaborer avec les éditeurs pour rendre aux lecteurs le service de leur vendre des e-books, puisque, parfois, ça peut leur rendre service.&lt;br /&gt;Mais de grâce, chers amis éditeurs, rappelez vous cette remarque du bon vieux Président Mao : « celui qui se range en paroles seulement du côté du peuple révolutionnaire, mais agit tout autrement, n’est qu’un révolutionnaire en paroles ». Accordez vos actes avec vos discours. Les libraires ne mourront certes pas de perdre leur temps et leur argent à vendre des e-books. Mais les conditions des contrats de vente de e-books que vous avez écrites sont des conditions qui, d’une part, nient la qualité de libraire, et qui, d’autre part, les ravalent au rang de larbins sous-prolétarisés.&lt;br /&gt;Je sais, chacun sait, pertinemment, que ce n’est pas ce que vous voulez.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-1403614790184898622?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/1403614790184898622/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/11/contrats-diboukes.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/1403614790184898622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/1403614790184898622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/11/contrats-diboukes.html' title='Contrats d&apos;iboukes'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-7485707557737569982</id><published>2009-03-30T18:42:00.002+02:00</published><updated>2009-03-31T10:05:01.655+02:00</updated><title type='text'>Courants d’ère</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;En 1980&lt;/span&gt;, chacun le sait, Jérôme Lindon et quelques autres éditeurs craignant de voir submergée la librairie par les hypermarchés et la fnac, et par là déstabilisée l’édition, obtiennent des politiques unanimes la loi Lang. Le dispositif du prix unique, en interdisant la guerre du prix des livres, et en sauvant les libraires de la faillite, interdit du même coup à la distribution dite « moderne » de prendre les éditeurs en otage et les exonère du nivellement par le bas auquel une politique différente a conduit les éditeurs de disques. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Aujourd’hui &lt;/span&gt;une même guerre économique est conduite par Amazon, qui entraîne la fnac dans son sillage. Les arguments sont les mêmes. La prétendue défense du consommateur. Amazon, chevalier blanc de leur défense, démagogue comme l’étaient les Leclerc, Carrefour et autres Auchan, entend livrer les ouvrages commandés via Internet franco de port. La fnac ne peut faire autrement que de s’aligner et au final les libraires font de même.&lt;br /&gt;S’agit-il vraiment de défendre le droit des consommateurs à recevoir gratuitement à domicile leurs livres que les PTT transportent à grands frais ? Si c’était le cas les frais de port seraient gratuits pour tous les articles achetés sur Amazon. Mais sur Amazon seul le transport des livres est gratuit.&lt;br /&gt;Cette politique a une signification claire. Il s’agit de « ramasser la mise », de rendre impossible aux autres intervenants potentiels l’accès rentable au marché. Au demeurant c’est efficace. France Telecom vend Alapage.&lt;br /&gt;Non stratégique dit-on chez l’opérateur téléphonique. Sans doute. Absolument non rentable aussi. &lt;br /&gt;Non rentable ? Illustration : sur le site de la librairie Mollat les frais de port sont offerts à l’internaute dès que son panier atteint 20 euros. On peut supposer, dès lors, que pour ne pas payer de port les internautes dépensent 24,50 euros, ce qui représente le prix moyen de deux livres. La remise que les éditeurs consentent au libraire bordelais pour vendre ces deux livres s’élève à 8,82 euros. Le libraire de Gironde a « choisi »* la poste, en colissimo, pour transporter ses colis. Le prix minimum d’un colissimo est de 7,29 euros. Il reste donc à mon ami Mollat 1,53 euros soit 6,58% de marge pour rémunérer ses équipes et payer ses charges. &lt;br /&gt;Aucun libraire, aucun magasin au monde, aucun site internet ne peut fonctionner avec 6,58% de marge brute. &lt;br /&gt;Amazon France perd année après année de l’argent. Et la maison mère recapitalise sa filiale. &lt;br /&gt;L’objectif est clair. Interdire aux concurrents moins puissants l’accès au marché.&lt;br /&gt;Et il ne s’agit pas que d’adresser des livres-papiers dans des colis-ficelles par la poste. Il s’agit de prendre place, et si possible toute la place, pour la vente de  livres numériques.&lt;br /&gt;Le rapport Patino remis au ministre de la culture recommande que la loi Lang ne puisse s’appliquer au livre numérique. Et propose que la TVA reste fixée à 19,6%.  On ne peut mieux encourager les belligérants à commencer la guerre du prix des livres numériques.&lt;br /&gt;Autres temps autres mœurs. En 1980 les pouvoirs se souciaient pour conserver une édition diverse et indépendante de mettre le réseau des librairies à l’abri des pratiques barbares de la « grande » distribution. Que la toute puissante et remarquable compagnie Amazon tâche de s’octroyer le monopole de la vente des livres sur Internet et s’efforce d’asphyxier ceux qui s’y risquent semble aujourd’hui n’émouvoir en rien les pouvoirs publics. Et le silence des éditeurs (tétanisés ?) est assourdissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* pour ce qui est de l’expédition, en réalité, on n’a pas le choix. On subit la poste. Et elle est très chère&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-7485707557737569982?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/7485707557737569982/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/courants-dere.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7485707557737569982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7485707557737569982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/courants-dere.html' title='Courants d’ère'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-7044813313110711373</id><published>2009-03-26T19:56:00.000+01:00</published><updated>2009-03-26T19:57:33.149+01:00</updated><title type='text'>Frileux et Pusillanimes sont dans un bateau</title><content type='html'>C’est un fait avéré : les éditeurs ont interdit qu’Electre soit la base de référence gratuite des français. L’une des deux principales raisons de l’absence des libraires sur l’Internet réside dans cette, mauvaise, décision.&lt;br /&gt;Mais la frilosité des membres du Conseil d’administration du Cercle de la librairie n’efface pas la pusillanimité des libraires. Elle ne nous exonère en rien.&lt;br /&gt;La responsabilité principale est bien la nôtre.&lt;br /&gt;En 1999, à Brest, se sont réunis, à l’invitation de la librairie dialogues, les responsables d’Ombres blanches, la belle librairie toulousaine, de Mollat à Bordeaux, de La Galerne au Havre, de l’Armitière à Rouen, et votre serviteur donc, c’était la première fois, pour évoquer la nécessaire création d’un portail de la librairie française.&lt;br /&gt;Unanimité. Il faut. Allons-y. Sus.&lt;br /&gt;Et pour évoquer aussi les moyens à mettre en œuvre pour le constituer.&lt;br /&gt;Combien ? qui met quoi ? ça coûte !&lt;br /&gt;Fin de l’unanimité. Débandade.&lt;br /&gt;Les libraires sont comme les soldats de Vercingétorix. Hardis avant la bataille. Chacun veut prendre le commandement de la troupe. Diriger. Echafauder des plans. Construire une usine à gaz. A condition que ce soient les éditeurs qui payent.&lt;br /&gt;Eh bien nous payons aujourd’hui les frais de notre inconséquence. Et de nos habitudes de mendiants. Continuellement à la remorque des éditeurs.&lt;br /&gt;Dix ans après il y aura un portail de la librairie. Mais Gilles De La Porte, qui a pris son bâton de pèlerin pour rassembler, peine encore à convaincre certains, persuadés qu’ils existent par eux-mêmes, et ne savent pas qu’ils sont pot de terre. &lt;br /&gt;On ne peut pas barguigner pour 20.000 euros quand on prétend avoir une place dans l’Internet et la vente des livres numériques.&lt;br /&gt;Cette règle est simple : celui qui paye commande. On ne peut pas avoir voix au chapitre si on ne met pas la main à la poche. Il n’y aura pas de portail de la librairie française sans investissement financier significatif des libraires. Il n’est pas sain d’attendre l’essentiel de son financement des autres, qu’ils soient éditeurs ou pouvoirs publics.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-7044813313110711373?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/7044813313110711373/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/frileux-et-pusillanimes-sont-dans-un.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7044813313110711373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/7044813313110711373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/frileux-et-pusillanimes-sont-dans-un.html' title='Frileux et Pusillanimes sont dans un bateau'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-3370281116333997718</id><published>2009-03-24T18:55:00.002+01:00</published><updated>2009-03-24T18:59:18.189+01:00</updated><title type='text'>David et Goliath</title><content type='html'>Quand 2.000 chalands poussent la porte d’une librairie physique (on dit « brick and mortar » en français d’aujourd’hui), supposons à Toulouse, le commerçant libraire sait que, s’il fait bien son marchand aimable et compétent, à peu près 1.000 ressortiront de sa boutique un petit sac plastique rempli de livres à la main.&lt;br /&gt;Dans l’économie virtuelle aussi il y a un rapport étroit entre le nombre de visites et celui des achats pour peu que le site visité soit attractif.&lt;br /&gt;Faute de connaître le nombre de visites à leur adresse je peux essayer d’approcher, de deviner la distance qui sépare la fréquentation du site artisanal d’Ombres blanches, celui de l’excellente librairie de mon confrère Christian Thorel, de celle du site d’Amazon. &lt;br /&gt;Ce jourd’hui, mardi 24 mars 2009, en demandant, chez Google, le nombre de « résultats » pour l’un et l’autre site j’ai obtenu ces chiffres : 6.940 pour Ombres-blanches.fr et 13.300.000 pour Amazon.fr.&lt;br /&gt;Les positions qui sont prises aujourd’hui sur l’internet seront utiles demain pour vendre des livres numériques.&lt;br /&gt;Ah ! j’allais oublier : quand je totalise, ce jour, le nombre des résultats obtenus pour librairiedialogues.fr (à mon avis le meilleur site !), Mollat.com,  Sauramps.com, Laprocure.fr, Ombres-blanches.fr, librairie-kleber.com, Eyrolles.fr, quand donc j’additionne les résultats obtenus pour l’ensemble des sites des principales librairies françaises de qualité j’obtiens 748.700 « résultats ». Tous ensemble c’est vingt fois moins qu’Amazon.&lt;br /&gt;« L’insensé veille toutes les nuits et il s’inquiète des moindres choses ; Il est brisé de fatigue quand le matin approche et les soucis restent ce qu’ils ont été ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-3370281116333997718?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/3370281116333997718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/david-et-goliath.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/3370281116333997718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/3370281116333997718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/david-et-goliath.html' title='David et Goliath'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6852047967245302811.post-8404689115891939495</id><published>2009-03-23T17:38:00.000+01:00</published><updated>2009-03-23T17:57:47.719+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drm'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='loi lang'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='distribution'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vente en ligne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='numérisation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='livres'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='disque'/><title type='text'>La poule aux œufs d’or</title><content type='html'>A maintenant 60 ans je n’ai toujours pas de Rolex. D’ailleurs je n’ai pas de montre. Et je roule en Twingo. En somme je présente toutes les apparences d’un type qui a raté sa vie. Et pour ajouter au tableau je suis libraire. Un métier périmé ! Hors du temps. Enfin, pas tout à fait. Pas encore. Pas comme disquaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les petits marquis du disque ont cherché à nous persuader que c’est le piratage, le téléchargement illégal qui a tué « l’industrie du disque ». Sornettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques remarques liminaires : aujourd’hui il y a encore des compositeurs de musique, aujourd’hui il y a encore des mélomanes. Comme avant la crise du disque. Ce qui a changé c’est que les marchands qui organisaient la rencontre entre le compositeur et le mélomane ne sont plus les mêmes. Seconde remarque liminaire : la copie est inscrite depuis l’origine dans les gênes de l’industrie du disque. Sony éditeur de disques était aussi fabricant de cassettes vierges. Et de matériels pour les lire. La numérisation a rendu la copie plus facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant comment elle est morte la poule aux œufs d’or ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1968 commencent d’essaimer les hypermarchés. L’ouverture de la fnac Montparnasse en 1974 inaugure la politique d’expansion de cette enseigne de distribution vouée notamment à la vente de disques et de livres. La « grande distribution » est née, permettant la vente de masse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment où les éditeurs de livres vont faire le pari que leur métier sera mieux sauvegardé s’il s’appuie sur un réseau dense et diversifié de librairies et autres points de vente du livre, au moment donc où ils font naître la loi Lang d’une part, et où ils conçoivent, d’autre part, des conditions commerciales « au point de vente » interdisant tout avantage discriminatoire au profit de la « grande distribution » spécialisée ou non, les maisons de disque, alors les Barclay, Polygram, Emi…vont faire le pari opposé qu’en éliminant un réseau de disquaires suranné (pas plus que ne l’était le réseau le libraires) et en consentant aux hypers et à la fnac des conditions très préférentielles de vente qui leur permettaient d’éradiquer les disquaires, et donc de rationaliser la distribution du disque, leurs profits seraient maximisés.&lt;br /&gt;Pari gagnant.&lt;br /&gt;La distribution s’est rationalisée, les disquaires ont disparu, la logistique s’en est trouvé améliorée. Dans le même temps si le prix des livres restait sage celui des disques n’arrêtait pas de grimper. Les résultats nets des CBS, Sony, Emi, Universal…sont devenus faramineux. 25% de résultat net c’était la norme quand les disquaires crevaient.&lt;br /&gt;Temps 1 : la crise du disque a démarré le jour où les maisons de disques ont décidé d’éliminer les disquaires pour ne plus vendre les disques que dans la « distribution moderne »&lt;br /&gt;Temps 2 : elle s’est poursuivie avec la politique de prix erratique, aberrante, imbécile menée par les maisons de disques.Tel jour un disque valait 25 euros. Six mois après et pour une période de temps limitée le même disque était proposé par les fournisseurs à 6,99.  Et au bout de quinze jours il revenait à 25. Les consommateurs ne sont pas des gogos. Ils n’aiment pas qu’on les prenne pour des cons. La défiance s’est installée, le marché a commencé à donner des signes de faiblesse.&lt;br /&gt;Temps 3 : les prix imbéciles ont provoqué une vague de copie, c’est dans les gênes du disque, que la numérisation a rendu possible à grande échelle. On l’a appelée piratage. L’absence de vision de maisons de disques tout occupées à sauvegarder leurs seuls résultats nets les a conduites à n’imaginer pour seule réponse que la grotesque politique des DRM. Pas d’offre commerciale sérieuse à des prix acceptables par les amateurs de musique, pas de relais dans des magasins qui n’existaient plus puisque les disquaires étaient morts et que les rayons des hypers se réduisaient comme peu de chagrin, à mesure que la rentabilité diminuait. Pas de relais internet des magasins subsistant, à qui les fournisseurs mettaient des bâtons dans les roues, quand ils ne leur faisaient pas des procès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les erreurs sont toujours initiales. Le moment important c’est celui où les maisons de disques ont pris la décision de favoriser la grande distribution au détriment des disquaires. C’est avec cette décision que commence la crise du disque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Temps 1bis ?: aujourd’hui le marché de la vente des livres sur Internet, qui se résume à de la VPC de livres-papier et à l’expédition de colis postaux paquets/ficelle ne s’élève encore qu’à 7% du marché total du livre. Mais il est détenu à plus de 80% par Amazon et fnac.com&lt;br /&gt;Cette concentration des ventes entre Amazon et fnac, comme autrefois dans le disque entre hypermarchés et fnac, est dangereuse. Elle ne se serait pas opérée si les éditeurs n’avaient laissé le Cercle de la librairie garder bien cadenassé, comme Harpagon ses louis d’or dans sa cassette, ce bien précieux qu’est la base bibliographique Electre.&lt;br /&gt;Les éditeurs ont interdit qu’Electre, que leur budget publicitaire finance, soit la base de référence gratuite des Français. L’une des deux principales raisons de l’absence des libraires sur l’internet réside dans cette, mauvaise, décision. La base bibliographique de référence est aujourd’hui celle d’Amazon. Et les positions d’Amazon dans les paquets/ficelle sont aussi des positions prises pour la vente de fichiers numériques. Alors, certes, la vente de fichiers numériques, pour encore, ne pèse rien. Et la ménagère de plus de 50 ans n’est pas à la veille d’abandonner le livre papier.&lt;br /&gt;Mais le monde bouge vite. Il n’a fallu qu’un quart de siècle pour que l’industrie du disque s’effondre. Il serait probablement judicieux désormais pour les éditeurs d’alimenter les libraires qui souhaitent être présents sur Internet en données permettant un affichage satisfaisant de leurs livres. Il est dépassé le temps où les directions générales pouvaient considérer comme « stratégique » de conserver dans un coffre-fort la première et la quatrième de couverture des livres édités.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6852047967245302811-8404689115891939495?l=audeladecettelimite.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/feeds/8404689115891939495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/la-poule-aux-ufs-dor.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/8404689115891939495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6852047967245302811/posts/default/8404689115891939495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://audeladecettelimite.blogspot.com/2009/03/la-poule-aux-ufs-dor.html' title='La poule aux œufs d’or'/><author><name>Charles Kermarec</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11117662062585146523</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://4.bp.blogspot.com/_z4AKzeUYnOQ/Sce57UJN0-I/AAAAAAAAAAM/OC01ZliVJOI/S220/Photo+007.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
